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Athlétisme-Deux jours après son échec devant le TAS : Semenya s’impose et impressionne à Doha

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Mais le plus remarquable dans cette victoire de la Sud-Africiane, devenue par la force de la « science » un véritable symbole des athlètes hyperandrogènes. Ironie du sort, deux jours après l’échec devant le TAS de son recours contre les nouvelles règles de la Fédération internationale visant les athlètes hyperandrogènes, Semenya a bien pris une petite revanche.

Ainsi et après les tribunaux, la Sud-Africiaine a répondu sur la piste. La Sud-Africaine Caster Semenya a remporté avec classe le 800 m du meeting de Ligue de diamant de Doha (Qatar) vendredi, juste avant que le règlement sur les athlètes hyperandrogènes n’entre en vigueur.

D’ailleurs, ce n’est que le jeudi, soit la veille de la compétition que la double championne olympique du 800m a vu son nom sur la liste de départ.
Mercredi,  Caster Semenya avait été déboutée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de son recours contre les règles de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) obligeant certaines athlètes nées avec une différence de développement sexuel (DSD) à faire baisser leur taux de testostérone sous le seuil de 5 nmol/L de sang par un traitement pour courir dans la catégorie féminine.

« La décision du TAS ne l’arrêtera pas » annonce avec rage la sud africaine, la veille de la compétition.

Et il se trouve que le 800 m de Doha devait être le dernier avant l’application du règlement exigée dès le 8 mai par l’IAAF (pour les distances allant du 400 m au mile, 1.609 m). Et comme pour narguer les « décideurs du TAS », Caster Semenya a terminé sur la plus haute marche de ce 800m avec un temps très rapide (1’54 »98), devant la Burundaise Francine Niyonsaba (1:’57 »75), une autre athlète hyperandrogène a priori concernée par la nouvelle réglementation.

Pour la dignité humaine

« C’était une course incroyable (…) Tout ça, c’est une histoire pour inspirer les gens. C’est plus qu’un jeu, bien plus que du sport. On parle de dignité humaine, de fierté », a déclaré, toute souriante, Caster Semenya en zone mixte, malgré le contexte.

Et juste pour rappel afin de compndre l’ »étendue » de cette victoire avant l’applicaiotn des nouvelles régles de l’IAAF, il faut savoir que la Sud-Africaine cristallise depuis 10 ans le débat juridique, scientifique et médiatique autour de la question des athlètes hyperandrogènes, à la production naturelle de testostérone élevée, et du gain physiologique, injuste selon l’IAAF, qu’elle procure dans certaines disciplines. Elle n’avait que 18 ans en 2009 lorsque, jeune athlète timide, son genre a été mis en doute par l’IAAF le jour même de sa première finale mondiale. Elle est devenue depuis une icône mondiale aux 215.000 abonnés sur Twitter, massivement soutenue par le gouvernement sud-africain dans son combat pour concourir telle qu’elle est dans la catégorie féminine.

Enfin à noter que ce combat est pour l’instant perdu, même si elle peut encore faire appel devant un Tribunal administratif suisse et que toutes les questions n’ont pas été résolues.

Et justement « Nous envisageons toutes les options », a indiqué Gregory Nott, l’un des avocats de Mme Semenya.