Athlétisme : Deux kényanes privées de Mondiaux de relais pour un taux élevé de testostérone

Athlétisme : Deux kényanes privées de Mondiaux de relais pour un taux élevé de testostérone

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Maximilla Imali, championne du Kenya du 100 m et 200 m, et détentrice du record du Kenya du 400 m, et la coureuse de 400 m Evangeline Makena sont les deux athlètes concernées par cette décision, qui fait suite au rejet le 1er mai par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’un recours de l’athlète sud-africaine Caster Semenya.

Semenya, 28 ans, double championne olympique et triple championne du monde du 800 mètre, a été déboutée par le TAS de son recours contre le règlement de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) obligeant les athlètes hyperandrogènes, comme elle, à faire baisser leur taux de testostérone à l’aide de médicaments.

Ce règlement entré en vigueur le 8 mai, ne s’applique qu’aux courses allant du 400 m au mile (1.609 m). Pour être concernée, une athlète doit présenter un taux de testostérone supérieur ou égal à 5 nmol/L de sang et être sensible aux « androgènes » pour tirer un avantage physiologique de ce taux élevé.

« Nous ne pouvions pas prendre le risque de voyager avec les deux athlètes après que la récente décision de l’IAAF sur la restriction des taux de testostérone des athlètes féminines a pris effet le 8 mai », a déclaré à l’AFP Paul Mutwii, directeur des compétitions d’AK.

En 2015, Imali, 23 ans, qui devait courir le 4×400 m à Yokohama, avait déjà dû se retirer des Mondiaux à Pékin, après avoir subi des examens qui avaient révélé son hyperandrogénie.

« On nous a appelées pour des examens sanguins à l’hôtel de l’équipe vendredi dernier et quand les résultats ont été connus lundi, les responsables de la fédération nous en ont informées », a expliqué Imali à l’AFP.

« C’est un complot pour nous démoraliser. Je ne suis pas prête à abandonner l’athlétisme, ni à prendre un traitement inhibiteur. Je suis contente de la manière dont Dieu m’a faite », a-t-elle ajouté.

Selon Imali, une autre Kényane, Margaret Wambui, médaillée de bronze sur 800 m aux JO-2016 à Rio derrière Semenya, a aussi subi des examens sanguins montrant un haut niveau de testostérone.

Wambui a fini le 3 mai sixième du 800 m du meeting de Ligue de diamant de Doha (Qatar), remporté par Semenya. Il s’agissait de la dernière compétition pour laquelle l’ancien règlement de l’IAAF s’appliquait.