Argentine – Chaque match du Mondial était « presque une souffrance », raconte Sampaoli

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L’ex-sélectionneur de l’Albiceleste Jorge Sampaoli a déploré mardi que chaque match du Mondial-2018 était « presque une souffrance » pour l’Argentine. En ces termes, il regrette ainsi la pression énorme qui pesait sur son équipe durant la Coupe du monde. D’un point de vue personnel dit-il, il assure que « 95% des gens pensaient que Jorge Sampaoli pourrait offrir à l’Argentine le titre de champion du monde. 

Quant au Mondial de la star Lionel Messi, dont l’avenir en sélection est incertain –il a demandé à ne pas être convoqué pour les matches amicaux de septembre et octobre selon la presse –, Sampaoli assure que La Pulga « a souffert comme personne ». « Le meilleur joueur du monde était très dévoué » explique t-il.  Il ajoute que « Dans son club, qu’il a une grande stabilité. Mais quand il arrive en Argentine, il faut qu’il gagne quoi qu’il arrive, avec une grande hystérie collective. Il poursuit que ce n’est pas possible, s’il ne gagne pas, c’est lui qui concentre toutes les critiques. Donc vous ne pouvez ni jouer, ni profiter », déplore l’Argentin. Toujours sur le choix de Messi de rester à l’écart, « ce sont des décisions très personnelles. Lui seul sait ce dont il a besoin, et nous devons respecter cela », estime Sampaoli. « Le poids sur les épaules de cette équipe était trop lourd, nous avons tous été poussés vers une obligation de gagner qui a fait qu’il était difficile de faire surgir le talent », a t-il affirmé au journal Marca le technicien, dont la Fédération a obtenu la démission après l’élimination en Russie dès les huitièmes de finale contre la France (4-3). « Le travail était très difficile car il n’y avait qu’une seule option: être champions du monde. Avoir cette obligation qui passe avant le match lui-même, cela rendait tout plus complexe », se souvient Sampaoli, 58 ans, qui dénonce « l’hystérie de l’immédiateté » dans les objectifs fixés par sa Fédération. « Nous devions trouver un équilibre pour que cette obligation de gagner ne génère pas encore plus d’anxiété. Chaque match était presque une souffrance », a laissé entendre Sampaoli. L’Albiceleste est provisoirement entre les mains des anciens entraîneurs de l’équipe d’Argentine des moins de 20 ans Lionel Scaloni et Pablo Aimar nous apprend Agence France-Presse.