Appel à candidature pour le recrutement de l’entraineur national sélectionneur des Lions Indomptables. Le Directeur Technique National Adjoint, Jean Paul AKON0, ancien entraineur par intérim des Lions Indomptables plaide pour les nationaux

JEAN PAUL AKONO :  » JE SUIS CANDIDAT « 

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-AFRICAFOOTUNITED : Comment vous avez accueilli l’appel à candidature pour le recrutement d’un entraineur national ?

 JP AKONO :   Je pense qu’on a pris du retard. La Coupe d’Afrique des Nations, c’est dans quelques mois.  Pour  une équipe nationale qui reçoit la compétition, on ne devrait plus tâtonner au niveau du sélectionneur. On aurait déjà dû responsabiliser un entraineur qui serait loin dans la préparation et dans la mise en place d’une équipe capable de répondre au attentes des camerounais, à savoir conserver à domicile le trophée remporté au Gabon, et faire oublier l’édition organisée et perdue en 1972 au Cameroun.

 

-AFRICAFOOTUNITED : Le Comité de Normalisation de la FECAFOOT essaye de rattraper le retard. La succession de Hugo BROSS est véritablement ouverte. Et les nationaux semblent disqualifiés au regard des conditionnalités

JP AKONO :   C’est justement ce jeu malsain qui n’est pas bien de la part de nos autorités sportives. J’ai encore confiance au Comité de Normalisation, j’ai aussi confiance au ministre des Sports pour rectifier le tir. On n’a pas eu besoin d’un expatrié pour remporter la médaille d’or aux Jeux Olympique de l’année 2000, à Sydney. C’était difficile, mais on a gagné. Jusqu’aujourd’hui cela fait la fierté du Cameroun partout. Les conditions actuelles sont orientées en faveur des expatriées.  Chaque fois qu’on fait appel à un camerounais, c’est toujours pour assurer l’intérim. Il est temps de faire confiance à l’expertise nationale.

 

-AFRICAFOOTUNITED : La Direction Technique Nationale n’a-t-elle pas été associée au processus ?

JP AKONO :   La DTN a souvent été associée, mais pas comme la Direction qui doit conduire le processus d’un recrutement de l’entraineur national sélectionneur. La Direction Technique est associée comme membre du Comité ad hoc. Ailleurs, c’est non seulement à la DTN d’établir les critères, mais aussi d’interviewer les différents candidats, nationaux ou étrangers.

 

-AFRICAFOOTUNITED : Pour vous, c’est quoi le bon profil pour mériter le banc de touche des Lions Indomptables ?

 

JP AKONO : On doit savoir s’il est effectivement technicien. Ensuite s’il a les diplômes requis, et son palmarès. Il y a trop de critères inutiles, comme l’obligation de résidence au Cameroun.    

 

-AFRICAFOOTUNITED : On dit des entraineurs camerounais qu’ils n’ont pas une forte personnalité, et surtout qu’ils sont à la solde des joueurs.

JP AKONO : C’est ce qui se dit. Mais je pense que les gens qui on apporté ces histoires là dans ce pays, ce sont justement les expatriés. Parce qu’on va chercher n’importe qui. Ce ne sont pas de vrais entraineurs qu’on va chercher. Paul Le Guen et Arthur Jorge sont des exceptions. Vous savez combien ils nous ont couté. Moi qui vous parle, j’ai fait mes preuves, tant sur le plan national, qu’international. C’est pour vous dire que le manque de personnalité est un faux prétexte. On veut toujours jeter de l’opprobre sur les entraineurs camerounais. Or la solution c’est de leur faire signer des contrats, de leur donner de bons salaires, et je ne verrais donc plus ces entraineurs, pour ce qui le font, aller demander de l’argent aux joueurs.

 

-AFRICAFOOTUNITED : Vous êtes vous-même candidat à ce poste ?

JP AKONO : Oui, je suis candidat. Je remplis toutes les conditions. Le palmarès que j’ai, certains de ces expatriés qui viennent ici ne l’ont pas. J’ai été entraineur de club, j’ai fait des résultats. J’ai entrainé de grands clubs comme le Canon Sportif de Yaoundé, Tonnerre Kalara Club ou encore Prévoyance de Yaoundé. Les résultats sont là. J’ai aussi entrainé les équipes nationales, j’ai gagné les Jeux Olympiques, j’ai remporté la médaille d’or aux Jeux Africains à deux reprises. Peu d’entraineurs au monde ont le palmarès que j’ai. Sans compter que j’ai eu à entrainer à l’extérieur, où je n’ai fait que laisser une belle image, non seulement de moi-même, mais également celle des entraineurs camerounais très compétents.

 

Des propos recueillis par notre correspondant au Cameroun

  Julien ALAMBA