FINALE DE LA COUPE DU ROI : LA DER DE SEÑOR INIESTA ?

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Andres Iniesta Copa w484.jpg FINALE DE LA COUPE DU ROI : LA DER DE SEÑOR INIESTA ?

C’est peut-être son ultime finale avec Barcelone: le capitaine Andrés Iniesta, annoncé sur le départ, espère guider le Barça vers un quatrième sacre consécutif en finale de Coupe du Roi samedi contre Séville (19h30 GMT)), un enchaînement inédit en Espagne depuis les années 1930.

Depuis que « Don Andrés » a annoncé qu’il soupesait une offre chinoise et se déciderait avant le 30 avril, le peuple blaugrana a progressivement accepté l’idée d’un départ en fin de saison, à bientôt 34 ans – il les aura en mai.

Tous rêvent de dire au revoir en beauté au petit meneur de jeu au teint pâle, incarnation du centre de formation et du jeu collectif barcelonais. Et tous ont été peinés devant les larmes d’Iniesta après la déroute en quarts de Ligue des champions (4-1, 0-3 contre l’AS Rome).

Mais le Barça peut lui rendre le sourire avec un doublé: largement en tête et invaincu en Liga, le club catalan n’est qu’à une victoire de son 25e titre de champion. Et en Coupe du Roi, son 30e trophée est en jeu samedi à Madrid pour la toute première finale de l’histoire du nouveau stade Metropolitano de l’Atlético (68.000 places).

« Nous devons donner le maximum pour gagner ces deux titres qui nous restent », a résumé Iniesta.

Même sentiment pour son entraîneur Ernesto Valverde, qui espère un sursaut après la déconvenue romaine. « Après une défaite importante, nous voulons une victoire importante. Nous avons l’opportunité de refermer cette petite désillusion », a résumé le technicien, qui brigue son premier titre majeur en Espagne.

 Razzia 

Iniesta, lui, compte à ce jour 30 trophées avec Barcelone depuis son premier match en 2002.

Son compteur s’arrêtera-t-il à 30, 31, 32 ou plus ? Sous contrat « à vie » au Barça mais pas épargné par les problèmes musculaires, le petit milieu offensif a souvent évoqué l’usure d’un club aussi exposé. Et il y a l’attrait financier d’une dernière pige en Chine, où ce producteur de vin pourrait trouver un débouché à l’export.

La presse espagnole souligne que sa décision devrait intervenir juste après cette finale, même si son équipier Ivan Rakitic a refusé de se projeter sur un futur Barça sans Iniesta.

« Andrés fait partie intégrante de ce blason et nous écoutons tous ce qu’il a à dire. Il est notre capitaine. Par conséquent, nous devons respecter la décision qu’il prendra », a dit le milieu croate vendredi.

En attendant, l’Espagne peut saluer samedi l’un de ses enfants les plus doués: ce serait un beau symbole pour le modeste natif de Fuentealbilla (Castille-La Manche) de recevoir un nouveau trophée des mains du roi Felipe VI d’Espagne. Il s’agirait du quatrième sacre d’affilée pour le Barça, une razzia jamais vue depuis l’Athletic Bilbao entre 1930 et 1933.

 Figure de réconciliation 

L’approche de cette finale a certes été marquée par la menace de sifflets contre l’hymne de l’Espagne et contre son monarque, sur fond de crise politique persistante en Catalogne.

Mais s’il est une figure capable de réconcilier tout un pays, c’est bien Iniesta: le capitaine barcelonais est une icône du football espagnol pour avoir marqué en finale du Mondial-2010 (1-0 a.p. contre les Pays-Bas). Et il devrait à nouveau être titulaire lors du Mondial-2018 en Russie (14 juin- 15 juillet), son ultime compétition en sélection.

Bref, même les Sévillans devraient l’applaudir samedi, en marge de la finale. Sur le terrain, en revanche, pas de quartier: Séville rêve de remporter sa sixième Coupe du Roi pour couronner une saison irrégulière mais historique, avec un premier quart de C1 depuis 1958.

L’autre objectif pour l’équipe de Vincenzo Montella est de décrocher une place pour l’Europa League alors que sa qualification n’est pas assurée en Championnat.

D’ailleurs, les Andalous n’avaient-ils pas dominé Barcelone le 31 mars en Liga, avant une égalisation catalane in extremis signée Lionel Messi (2-2) ? Ce match a montré qu’il est « possible » de battre ce Barça-là, a souligné Montella vendredi, même si Messi est un « super-extraterrestre », a lancé l’Italien avec emphase.

Le Barça sans Dembélé, Séville sans Ben Yedder

Comme attendu, le FC Barcelone a préféré le Brésilien Philippe Coutinho au Français Ousmane Dembélé pour débuter samedi la finale de Coupe du Roi contre Séville, qui a aligné pour sa part l’avant-centre colombien Luis Muriel au détriment du Français Wissam Ben Yedder, remplaçant.

L’entraîneur barcelonais Ernesto Valverde a semble-t-il opté pour un 4-4-2 avec Coutinho sur l’aile droite et le capitaine Andrés Iniesta titulaire à gauche pour sa probable dernière finale sous le maillot blaugrana, avant un départ attendu vers la Chine.

En attaque, Lionel Messi a donc été associé à Luis Suarez, tandis que Dembélé a été laissé sur le banc au coup d’envoi.

Derrière la charnière centrale, Gerard Piqué-Samuel Umtiti, le portier néerlandais Jasper Cillessen, habituel remplaçant, a été titularisé, comme lors de tous les matches de Coupe du Roi cette saison.

Côté Sévillan, l’entraîneur Vincenzo Montella a préféré la vitesse de Muriel à la technicité de Ben Yedder.

Aucune surprise concernant le reste de l’équipe andalouse, avec deux Français titulaires, le milieu Steven Nzonzi et le défenseur Clément Lenglet. Les équipes:

Séville FC: Soria – Jesus Navas, Mercado, Lenglet, Escudero – Nzonzi, Banega – Sarabia, Franco Vazquez, Joaquin Correa – Muriel. Entraîneur: Vincenzo Montella (ITA)
FC Barcelone: Cillessen – Sergi Roberto, Piqué, Umtiti, Alba – Coutinho, Rakitic, Busquets, Iniesta – Messi, Luis Suarez.
Entraîneur: Ernesto Valverde (ESP)
Arbitre: Jesus Gil Manzano