CRISE / FIF CONTRE G42 LA GUERRE D’USURE ?

Publié le : / Par
De Abidjan :Moya Dia

CIV MAROC 2.jpg.jpg CRISE / FIF CONTRE G42 LA GUERRE D’USURE ?

Si la Côte d’ivoire faisait partie des 32 nations pour la Russie allait-elle sombrer dans cette crise ? Pas sûr. Hélas, le 11 novembre 2017, en se faisant battre (0-2) à domicile au stade Félix Houphouët Boigny par le Maroc d’Hervé Renard. Elle venait de dire adieu à une compétition qui lui tendait grandement pourtant les bras, ça, elle le savait. Ce qu’elle ignorait, c’est le chao engendré par cette contre-performance. Patatras, la tête de Sidy Diallo et son comité exécutif sont misent à prix par un groupement de club (GX).

Le foot ivoirien plonge

La démission du président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) est réclamée par certains responsables de clubs de Ligue 1, Ligue 2 et D3 qui exigent une Assemblée générale extraordinaire (Age).

La fédé bien qu’affaiblie plie mais ne rompt pas face à la requête. Elle savait peut-être qu’en y cédant, elle ne survivrait pas. La tension entre les belligérants monte et ça commence à faire bruit. La

faîtière mondiale est mise au courant par les « opposants » à travers un courrier. Commence alors un ballet diplomatique pour tenter de rapprocher les deux camps. Veron Mesongo Omba, Directeur association

membre pour l’Afrique et les Caraïbes de la FIFA et émissaire de la FIFA se rendit à Abidjan le jeudi 11 janvier 2018. Au cours de son point de presse, il déclare « Je ne suis pas venu régler un conflit Je suis venu faire une séance de travail avec la Fédération ivoirienne de football et m’entretenir avec les clubs qui ont saisi la FIFA. Je les ai écoutés et je vais rendre compte au Président de la FIFA » s’est-il exprimé. Jamais cette visite n’a laissé transparaitre des signes d’un rapprochement tant souhaitée. Incapable de laver le linge sale en famille, l’instance suprême du foot (FIFA) convoque les dissident pour plancher sur leur mésentente et finir une fois pour toute avec ce dossier.

Pendant ce temps, fiasco !

Les équipes ivoiriennes engagées aux compétitions africaines ont quasiment mordu la poussière face à des adversaires d’un moindre calibre. L’Africa Sports et l’As Tanda ont vite plié bagage en Coupe de la Confédération. L’Asec Mimosas et le Wac n’ont existé qu’en 32ème de finale de la Caf Champions League pour finalement être reversés en C2, là où on jaugera la valeur intrinsèque de chacune d’elles. Avant

cette déconvenue, les Éléphants A’ n’avaient pas fait honneur au drapeau lors du Chan Maroc 2018. Ibrahim Kamara et ses garçons n’ont gagné aucune rencontre pourtant auréolée d’une 3ème place acquise

pendant la campagne 2016 à Kigali. Et que dire de la Coupe UFOA. Blé Zadi Hortalain and co n’avait pas franchi la phase de poule de l’Ufoa B des Hommes, les Dames avaient échoué en finale de la compétition face au Ghana à Abidjan.

Dernier recours…

Le 20 mars 2018, l’impasse difficile et humiliante conduisait les responsables du football ivoirien à Zurich au siège de la Fifa, en vue de trouver des palliatifs à la mésentente de ses hommes qui s’affrontent vilainement au nom du football. Au sortir de cette réunion de conciliation, chaque belliqueux dirigeant brandi le V de la victoire dans son QG. La Fifa, elle, attendra presque dix jours pour clarifier les choses. À travers sa secrétaire générale Fatma Samoura, elle pond un communiqué aux allures d’un ultimatum aux 2 parties. Ayant compris l’absurdité de cette crise, s’est tout simplement débarrassée d’eux en les ramenants à nos propres textes, sans oublier de nous faire comprendre qu’elle n’était pas là pour résoudre ce genre de problème, mais qu’elle attendait plutôt de nous des actions de développement du football dans notre pays. Dans cette correspondance adressée au président Sidy Diallo et à Me Souleymane Diallo, l’avocat du groupe G42+, la Fifa signale qu’elle n’a pour l’instant « prise aucune décision ».

Pis, elle estime avoir constatée l’échec de cette réunion « Au terme de ces réunions, chaque groupe a campé sur sa position, de sorte qu’il n’a pas été possible de concilier les deux camps…La Fifa regrette que la famille du football ivoirien ressorte de cette rencontre aussi divisée qu’elle y était rentrée mais n’a pas pour l’heure prise aucune décision. Elle va continuer de suivre de près la situation en Côte d’ivoire et s’assurer que le foot ivoirien ne soit pas pris en otage » Comme on le constate rien n’a été réglé il n’y’a aucun doute à cela. Le camp Diallo se réjouit d’avoir sauvé son poste. Le groupe G42+, lui, promet de mettre en œuvre son projet d’Age pour démettre le Comité Exécutif actuel de la FIF. Une action en justice est même envisagée. Au-delà des intérêts particuliers, est le retour de la paix au sein du football ivoirien et en redorer le blason des résultats défraichis par des performances peu glorieuses. Chaque minute à contempler des egos surdimensionnés et à camper sur des positions que des amours rendent inconciliable est un temps précieux perdu du développement du foot ivoirien. 

Le temps est un facteur à prendre en considération.Il est forcément compté. Le pays champion d’Afrique 2015   a besoin de toutes ses compétences pour créer les conditions menant vers une véritable réconciliation.

Le Chantier est incroyablement imposant ! Le dialogue et la concertation doivent prendre le pas sur les égos des uns et des autres. Les deux camps opposés doivent impérativement se résoudre à s’entendre . Il n’existe pas une autre alternative .Et c’est tant mieux pour tout le monde.

L’Amour du Pays est plus que sacrée : Union, Discipline, Travail.