Allemagne-France : du gris au bleu, le ciel se dégage pour Areola

Allemagne-France : du gris au bleu, le ciel se dégage pour Areola

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Alphonse Areola va enfin capter la lumière- et ses premiers ballons – jeudi avec l’équipe de France, une éclaircie pour le gardien, secoué cet été par l’arrivée de Buffon au Paris SG mais qui creuse son sillon chez les Bleus après une cascade de forfaits. Cela fait maintenant trois ans que l’imposant portier patiente sur le banc detouche français, derrière les indéboulonnables Hugo Lloris et Steve Mandanda.

Avec le forfait de ses deux aînés, le tout frais champion du monde (sans jouer) honorera enfin sa première cape, à 25 ans et demi, jeudi à Munich pour le choc face à l’Allemagne. « S’il faisait partie des trois gardiens pour cette Coupe du monde, ça veut dire que je leconsidère parmi les trois meilleurs gardiens français »,et non comme un éternel remplaçant, prend soin de préciser les électionneur Didier Deschamps, le premier à l’avoir appelé en octobre 2015 pour un amical face à l’Albanie.

Patient, le gardien né en 1993 de parents philippins arrivés en France dans les années 1980,a toujours respecté la hiérarchie, mais sans cacher ses ambitions. En sélection, « je suis derrière deux légendes du poste, niveau qualité les deux sont énormes », glissait-il en avril dernier, dans un entretien accordé à Europe 1 et l’AFP.  » Faire partie des 23, c’est déjà énorme. Il faut une petite sélection pour confirmer tout ça, mais ça va venir… », prédisait-il. Avec le PSG aussi, le natif de Paris a longtemps mis ses états d’âme de côté, le temps de faire ses preuves et d’attendre un coup de pouce du destin. Qui n’est jamais venu. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir brillé, très tôt,et plus particulièrement àl ‘été 2013 lors duquel il a remportéla Coupe du monde des moins de 20 ans,aux côtés de PaulPogba, Samuel Umtiti et FlorianThauvin. Décisif en fin de tournoi, Areola avait stoppé deux tirs au but en finale. « J’ai dit aux mecs de tirer leurs penalties et que moi je ferai le reste »,avait-il affirmé après le triomphe des Bleuets, son sélectionneur Pierre Mankowski commentant avec humour: »Quand on a Alphonse en face, le but paraît petit ». Ce titre mondial n’a pourtant pas permis à Areola, barré par le N.1 italien Salvatore Sirigu et le N.2 Nicolas Douchez, de s’imposer au PSG, son club formateur. Alors il est allé chercher du temps de jeu dans d’autres clubs,en prêt. 

A Lens en Ligue 2 (2013-2014), Bastia(2014-2015) et Villarreal en Espagne(2015-2016), il s’aguerrit à des niveaux chaquefois plus élevés. Paris lui donne enfin sa chance en septembre 2016. Mais après un gros trou d’air en décembre, il est sorti du onze type d’Unai Emery au profit de KevinTrapp. La saison suivante est pourtant la sienne:son concurrentallemand est reléguésur le banc, ils’imposeavectalentetautorité, notammentenLigue deschampions. Et l’arrivée du légendaire GianluigiBuffon,cetété, ne semble pas l’avoiré branlé. « Il a fait une très, très bonne saison l’an dernier en assumant une responsabilité qui es télevée au Paris SG », pose Deschamps, vantant les mérites d’un joueur »en constance progression ». « Ilconnaît une nouvelle situation avec l’arrivée de Buffon « mais »la cohabitation se passe bien »et  » il a du temps de jeu aussi »,embraye-t-il. Si l’ancien gardien de la Juventus Turin, 40 ans,a lancé la saison du PSGen championnat, Areola a faitson retour fin août dans les cages parisiennes,en prévision des trois premiers matches de Ligue des champions où l’Italien est suspendu. A Paris comme en équipe de France, les planètes s’alignent pour le jeune homme. Jeudi,c’est de la pelouse de l’Allianz Arena qu’il entendra résonner la Marseillaise. Son jour de gloire est enfin arrivé.