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Algérie/Ligue 1 Mobilis : la LFP fait une nouvelle fois dans la navigation à vue

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Le championnat de ligue 1 Mobilis est sur le point d’être entamé pour la nouvelle saison 2021/2022. Son coup d’envoi est prévu pour le 22 de ce mois d’octobre.

Ce championnat algérien serait-il maudit par les dieux du stade ? Comment comprendre que ce championnat ne puisse pas connaître une programmation rigoureuse ? En effet, la ligue de football professionnel, qui pourtant dispose de toutes les données des deux instances gestionnaires du football mondial (FIFA) et continental (CAF), est dans l’incapacité d’établir une programmation à moyen (phase aller) et long (jusqu’à la fin de la saison) termes pour le championnat de ligue 1 Mobilis. Elle vient de se contenter de trois journées seulement plus la fenêtre des matches retard de la première journée. Soit un total de quatre dates.

Quant au reste de la saison, la LFP prendra le sextant et la lorgnette pour calculer les dates des étapes à venir et éviter les récifs. La question qui reste posée est de savoir si cette ligue est capable d’établir une programmation rigoureuse ? La réponse ne peut être que négative.  Elle ne cesse de le démontrer depuis bien longtemps. En témoigne cet exercice 2020/2021 qui s’est achevé à la mi-Août au moment où les autres championnats étaient sur les starting-blocks. C’est dire qu’avec ce rythme de trois journées par programmation, le championnat de ligue 1 se retrouvera dans les mêmes conditions et avec les mêmes problèmes que l’exercice précédent même avec quatre journées en moins.

D’ailleurs un coach étranger, habitué au véritable professionnalisme pour avoir évolué dans les championnats français et anglais, nous a déclarés « ceux qui établissent cette programmation sont loin d’être des professionnels. A travers cette dernière, on sent bien que ceux qui la font ne semblent rien connaître au football encore moins à la physiologie d’un joueur mais aussi au travail d’un entraîneur qui a besoin de connaître les échéances qui l’attendent pour fixer et arrêter son programme de travail ». Il trouve que c’est incompréhensible de soumettre par la suite un organisme à un des marathons de fin de saison auxquels seront certainement confrontés les joueurs.

Pis pour lui, ce manque de rigueur dans la programmation est loin d’arranger le niveau du championnat de surcroît dit professionnel « la première condition pour être professionnel est la rigueur, or on est loin du compte et c’est dommage » regrette-t-il. Surtout qu’il estime qu’il y a d’excellents joeurs dans le championnat algérien « mais ce n’est pas avec une telle gestion de la compétition que l’on parviendra à hisser son niveau » conclut-il.

En fait la véritable question qui est posée par tous les acteurs du ballon rond en Algérie est de savoir pourquoi le ministère et la fédération continuent à confier la gestion du championnat à une ligue dont le mandat olympique arrivé à expiration depuis 2020, n’a pas été renouvelé ainsi que la transition qui lui a été confiée est toujours de mise alors qu’elle ne devait pas excéder une année, le temps de la mise en conformité de ses statuts notamment la composante de son assemblée générale. D’où l’urgence du Ministère de la Jeunesse et des Sports de mettre un terme à cette situation qui ne sert nullement les championnats des ligues 1 et 2 encore moins le professionnalisme.