Algérie – Ligue 1: La valse des entraîneurs devenue un sport national  

Algérie – Ligue 1: La valse des entraîneurs devenue un sport national  

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Après seulement 7 journées sur les 38  de  la Ligue 1 et à la veille de la 8ème, on ne compte plus le nombre de coachs  remerciés ou partis de leur propre chef. Ainsi depuis ce mercredi,  ils sont 10 coachs à avoir  quitté leurs postes, voire même 11 si l’on tient compte  de l’entraîneur du CS Constantine, Abdelkader Amrani, qui est revenu sur sa décision pour honorer son engagement avec les propriétaires du club. Ceci, c’est sans compter deux adjoints.   Soit une moyenne de 1,71 entraîneur par journée après  le départ composté au MC Oran qui a décidé  de se séparer de Bernard Casoni suite à sa suspension pour un mois par la commission de discipline de la LFP. Il part après un nul mérité arraché à Alger face à l’ogre du MCA.

L’Usm Alger, le premier a avoir initié la valse

Cette  valse des entraîneurs  a été lancée, avant même l’entame du championnat par le Français de l’USM Alger François Ciccolini,  qui pour avoir  tourné dos à la cérémonie protocolaire de remise des médailles, lors de la super-coupe d’Algérie perdue face au CRB, par le Premier Ministre, a été remercié par  Serport le propriétaire du club de Soustara. Ce dernier ayant jugé l’attitude du Corse d’attentatoire aux us  du pays.   Il sera  remplacé par son adjoint Bouziane Benaraibia qui cédera sa place dès l’arrivée du Français Thierry Froger.

La Jsk emboite le pas

Après l’USMA, le second club  à s’être séparé de son coach est la JS Kabylie qui en est déjà à 03 coaches. Si pour Zelafani, le limogeage était justifié par une cause administrative et cette licence CAF A dont ne disposait pas le Tunisien pour être sur la main courante. Pour y remédier et ne  pas tomber  sous le coup de sanctions financières, la direction de la JSK couchera  sur la feuille d’engagement le nom  Fekhir l’adjoint et compatriote  de Zelfani avant que les Tunisiens  ne quittent définitivement le club pour laisser place à Youcef Bouzidi. Bouzidi passera à peine un mois avant d’être à son tour remercié pour des raisons qui restent obscures malgré des résultats positifs engrangés durant  son passage.  Il laissera sa place au Français Denis Lavagne non sans avoir encaissé la rondelette  somme de 3 millions de DA représentant deux mois  de salaire dit-on dans les arcanes du club.

Avant Bouzidi c’était le NAHD qui s’était séparé de son coach Leknanoui après la série  de résultats négatifs. Entre-temps, et devant les innombrables problèmes financiers rencontrés par le Club de la Mekerra, Bougherara quitte l’USM Bel-Abbes. S’en  suivront ensuite les « séparation à l’amiable », la fameuse formule consacrée de    Mohamed Bacha du NC Magra, Billal Dziri du CA Bordj-Bou-Arreridj, Moaz Bouakaz de l’US Biskra et de Aziz  Abbes du WA Tlemcen. Et enfin  Bernard Casoni du MC Oran.

Tourner Manège

Reste que les coaches ne chômeront pas  longtemps  puisque sitôt un club de quitter, un autre de retrouver. Tel est aussi  la  tradition  dans la vie des coaches nationaux. En effet on parle déjà des retours aux affaires de Dziri au NAHD, Leknaoui à l’US Biskra et Bouakaz au CABBA clubs qu’ils avaient quittés non sans clash  avec la ferme décision  de ne plus y remettre les pieds. Alors que Casoni est annoncé du  côté du Maroc. Quant à Bouzidi et Abbès, il est fort à parier qu’ils rebondiront en Ligue 2 une fois le championnat de cette dernière entamé.  Ainsi tourne le manège de nos coaches.