Algérie : Djamel Belmadi, l’homme de la renaissance des Fennecs

Algérie : Djamel Belmadi, l’homme de la renaissance des Fennecs

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Les Fennecs d’Algérie ont retrouvé tout leur respect et leur lettre de noblesse depuis 2018. Un retour au sommet indissociable à l’arrivée de Djamel Belmadi à la tête de l’équipe nationale d’Algérie. Voici le portrait d’un bâtisseur qui a ramené l’Algérie sur le toit du football africain.

Cinq ans environ avant son arrivée chez les Fennecs, c’est de loin que Djamel Belmadi assistait impuissant aux heures de difficultés qu’a connues l’équipe depuis 2014. L’équipe algérienne a surtout connu six entraîneurs en cinq ans. Une instabilité qui n’a jamais permis de bâtir une équipe solide et compétitive digne de la nation vert et blanc.

Un père de famille à l’écoute de ses joueurs

La débâcle subie lors de la CAN 2017 et l’absence à la Coupe du Monde 2018 ont été l’échec de trop. La Fédération Algérienne de Football a décidé de prendre une décision importante et intronise le débutant Djamel Belmadi à la tête des Fennecs. Il avait pour mission de reconstruire une équipe rongée par le manque d’engagement et de patriotisme.

Très vite, l’ancien marseillais affiche ses principes. Rigueur, franc-parler, discipline, proximité avec les joueurs, autant de recettes qui lui ont permis de bâtir, au-delà d’une équipe, une famille où il fait bon vivre. « Il connaît vraiment les joueurs et ce qu’il veut. Ce qui est bien, c’est qu’il sait comment toucher les joueurs et comment les écouter », avait témoigné Adlene Guedioura à BBC sur le travail du sélectionneur algérien.

Djamel Belmadi, le bâtisseur

Tel un Phénix, les Fennecs d’Algérie renaissent de leur cendre. Djamel Belmadi a su insuffler un esprit d’équipe redoutable à ses hommes dans la discrétion, le sérieux et la détermination. Avec l’entraîneur qui fête ses 45 ans ce jour, plus de place à des luttes d’égo. C’est désormais l’esprit collectif qui prime. « C’est important pour l’Algérie parce que nous avions de bons joueurs et maintenant nous nous sentons très forts en tant qu’équipe et nous voulons réussir en tant qu’équipe », se réjouit Guedioura. C’est ainsi que Belmadi a su mettre en place une machine devenue aujourd’hui redoutable sur le continent.

Du Qatar au sommet de l’Afrique

Formé au PSG, le sélectionneur algérien a évolué dans le club parisien après avoir porté les couleurs de l’Olympique de Marseille. Il va ensuite s’exporter dans d’autres championnats comme l’Espagne et l’Angleterre où il a joué à Manchester City. Reconverti en entraîneur après la fin de sa carrière de footballeur, Djamel Belmadi a fait ses armes comme entraîneur au Qatar.

Il a d’abord entraîné Lekhwiya Al Duhail avant la sélection B du Qatar puis la sélection nationale du pays. Nommé entraîneur chez les Fennecs en Algérie, il a mené la bande à Riyad Mahrez jusqu’en finale de la CAN 2019. Une compétition remportée après un succès 1-0 face au Sénégal en finale en ne perdant le moindre match. Impressionnant !

Le constructeur d’une équipe invincible

Depuis sa prise de fonction, l’ancien parisien n’a pas tardé à mettre tout le monde d’accord. Élu meilleur entraîneur masculin de l’année en 2019, Djamel Belmadi reste sur une série impressionnante de 24 matchs sans défaite avec l’Algérie (17 victoires, 7 nuls et 1 défaite). Sa dernière et unique défaite remonte en 2019 face au Bénin (1-0) à Cotonou. C’était à l’occasion de la 4è journée des éliminatoires de la CAN 2019.

En tant qu’entraineur (2012-2020), celui qui devient une légende vivante en Algérie a dirigé 254 matchs pour 156 victoires, 50 nuls et 48 défaites. C’est un pourcentage de victoires de 65,5% en bientôt 9 ans de carrière. Aujourd’hui, Djamel Belmadi va disputer sa deuxième CAN de suite en tant qu’entraineur de l’Algérie, les étant déjà qualifiés depuis la 4è journée des éliminatoires.