AHMAD AHMAD À ABIDJAN :  À QUOI DOIT-ON S’ATTENDRE ?

AHMAD AHMAD À ABIDJAN : À QUOI DOIT-ON S’ATTENDRE ?

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Un sacré ballet diplomatique attend l’homme fort du football africain le lundi à Abidjan. La visite au bord de la lagune Ebrié devrait être le dénouement d’un feuilleton entamé le 30 novembre dernier. Où, contre vents et marrées, lui avait destitué le Cameroun de sa Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019) avant d’évoquer le fameux glissement au sujet des trois prochaines éditions de cette grande messe du continent.

Ainsi, le Cameroun se consolera avec la CAN 2021 initialement prévue en Côte d’Ivoire, qui se contentera de 2023 quand la Guinée sera parée pour 2025. Tel est le souhait de Ahmad Ahmad.

Yaoundé et Conakry ont plié l’échine. Favorablement, ils ont répondu à l’appel du dirigeant malgache. À ce niveau, le débat semble clos. Et comme il ne devrait pas y avoir deux sans trois, la Côte d’Ivoire devrait suivre, peut-être ?

Les autorités ivoiriennes en l’occurrence ceux du Comité d’Organisation de la CAN 2021 (COCAN), du ministère des Sports et de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) n’ont pas l’intention de se faire déposséder de leur CAN 2021 obtenue en 2014 après un appel à candidature. Affichant son intention de ne pas se faire chiper son rendez-vous, la Côte d’Ivoire à travers sa Fédération de football a déposé une plainte au niveau du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) afin de conserver son événement et dénoncer la démarche d’Ahmad and Co.

En attendant le verdict du TAS, le tête-à-tête des deux présidents, celui de la république de Côte d’Ivoire et de l’instance dirigeante du foot africain devrait faire apparaître une fumée blanche. Celle d’un consensus trouvé entre les deux parties. Si le COCAN, le ministère des Sports et la FIF semblent s’accrocher à la décision de justice, Ahmad, lui est pendu aux lèvres du président ivoirien. Pour lui, seul Ouattara peut se porter garant d’adopter ou rejeter l’idée du glissement évoqué. Jusque-là silencieux à l’idée de dévoiler sa position exacte sur ce sujet, le gouvernement ivoirien devrait prononcer un communiqué afin d’éclaircir la lanterne de tous sans doute dans la soirée du lundi.

En tout cas ce 28 janvier 2019, les deux camps qui se sont lancés des piques par presse interposées devraient cette fois se regarder en face et trouver un terrain d’entente, si ce n’est déjà fait officieusement.