Equipe d’Algérie : Zidane, Benbot et Mastil , l’expérience, oui… mais pas que

Farah Benlazar
5 min de lecture

Il ne reste plus que quelques heures avant que l’Algérie ne dispute son seizième de finale face à la Suisse. Après avoir arraché un précieux match nul contre l’Autriche (3-3) pour valider sa qualification, les Fennecs abordent désormais la phase à élimination directe avec une question qui continue d’alimenter les débats : celle du poste de gardien de but.

Une expérience très limitée

Depuis le début de la compétition, le poste de gardien algérien ne rassure pas. Si Luca Zidane a enchaîné les erreurs lors des deux premières rencontres, Oussama Benbot, utilisé lors du troisième match, n’a pas davantage convaincu. En encaissant trois buts face à l’Autriche, il laisse lui aussi planer des doutes sur sa capacité à sécuriser le poste. De quoi entretenir le flou dans les cages des Fennecs…

Mais au-delà des seuls cas Zidane et Benbot, c’est l’expérience des trois portiers retenus par Vladimir Petković qui interpelle. À eux trois, Luca Zidane, Melvin Mastil et Oussama Benbot totalisent très peu de vécu sous le maillot algérien, un constat surprenant pour une compétition du niveau d’une Coupe du monde.

Des chiffres qui interrogent

Présenté comme le numéro un des Fennecs, Luca Zidane ne compte à ce jour que neuf sélections avec l’Algérie. Un total encore limité pour un gardien appelé à défendre les cages d’une sélection engagée dans une Coupe du monde. Sur ces neuf rencontres, il a encaissé sept buts et réalisé cinq clean sheets.

Oussama Benbot possède lui aussi une expérience réduite. Le portier algérien n’a disputé que quatre rencontres internationales, dont trois matchs amicaux face au Rwanda, au Zimbabwe et à la Bolivie. Il affiche un bilan de quatre buts encaissés et deux clean sheets.

Le cas de Melvin Mastil est encore plus parlant. Le gardien ne compte que deux sélections, toutes deux en amical contre le Guatemala et la Bolivie. Certes, il n’a encaissé aucun but, mais sa première apparition avec les Fennecs ne remonte qu’au 23 mars dernier, soit seulement quelques mois avant le début de la compétition.

L’expérience… un indispensable

Une situation qui illustre assez bien la situation actuelle des gardiens algériens… Une Coupe du monde ne s’apprend pas. C’est la plus grande compétition du football, où chaque erreur se paie cash et où les gardiens sont souvent les premiers à être exposés. Dans ces conditions, miser sur trois portiers qui manquent encore de vécu au plus haut niveau interroge forcément… d’autant plus que les résultats ne sont pas au rendez-vous jusqu’ici. Car à ce stade de la compétition, l’expérience n’est plus un détail : elle peut faire toute la différence.

L’expérience ne fait pas tout…

Chez les gardiens, le vécu au plus haut niveau n’a jamais été une garantie absolue de performance en Coupe du monde. L’histoire de la sélection algérienne en est une illustration. On se souvient de Raïs M’Bolhi, titulaire pour son tout premier match en Coupe du monde face à l’Angleterre alors qu’il ne comptait qu’une seule sélection, et qui avait pourtant répondu présent dans un contexte très exigeant.

Même constat pour Faouzi Chaouchi, lancé d’entrée dans un match à forte pression face à l’Égypte avec seulement deux sélections au compteur. Là encore, le manque d’expérience internationale n’avait pas empêché d’être projeté dans le grand bain d’une rencontre décisive.

Ces exemples rappellent une réalité du poste de gardien : au-delà des statistiques ou du nombre de sélections, c’est souvent la capacité à gérer la pression, à répondre présent dans les moments clés et à s’imposer mentalement qui fait la différence. Dans une Coupe du monde, certains s’imposent malgré un faible vécu, quand d’autres, pourtant plus expérimentés, peuvent passer à côté.

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