A moins de 50 jours du coup d’envoi du Mondial 2026, Pep Guardiola s’en prend à la politique tarifaire de la FIFA. Ce vendredi, l’entraîneur de Manchester City a dénoncé des prix « exorbitants », pour les billets et les transports, rappelant que « le football est pour les supporters », et que « ce business ne fonctionne pas sans les fans ».
« Avant, c’était une fête »: le tacle nostalgique de Guardiola
A la veille de la demi-finale de FA Cup entre Manchester City et Southampton, Pep Guardiola a été interrogé sur la billetterie de la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord. L’Espagnol de 55 ans n’a pas caché son amertume, « Avant, la Coupe du monde était une fête pour célébrer le football et la joie qu’il procure. Tout le monde voyageait à travers le monde pour regarder son pays, c’était abordable. Mais maintenant, à l’ère moderne… C’est devenu tellement cher ». Une sortie qui vise la « politique tarifaire agressive », de la FIFA pour les matchs et les déplacements du 11 juin au 19 juillet.
« Réfléchir au sujet » : l’appel du coach de City
Face à l’envolée des tarifs, Guardiola demande aux instances de « réfléchir au sujet » et de trouver « une solution acceptable ». « Le football est pour les supporters », a-t-il insisté. « Ce business ne fonctionne pas sans les fans ». La FIFA, elle, assume. Son président Gianni Infantino évoque une demande « dingue » et une « tarification variable en fonction de l’affiche du match », pour justifier des prix pouvant grimper « jusqu’à deux millions d’euros la place ». La flambée des transports, notamment sur la côte est des États-Unis, alimente aussi la polémique.
5 millions de billets déjà vendus malgré la grogne
La controverse n’empêche pas les ventes de décoller. A moins de 50 jours du début de la compétition, la FIFA assure avoir déjà écoulé plus de cinq millions de billets. Reste une question, les stades seront-ils garnis par les passionnés historiques ou par une minorité capable d’absorber l’inflation ? Pour Guardiola, l’ADN du Mondial est en jeu : sans supporters, le football perd sa raison d’être.

