A 50 jours du coup d’envoi du Mondial 2026, la participation de l’Iran reste floue. Gianni Infantino, en visite en Turquie fin mars, a assuré que la Team Melli serait bien présente, contredisant les doutes émis par le président de la fédération iranienne. Mais aucune confirmation officielle et définitive de Téhéran n’a encore été donnée.
Infantino rassure, la fédération iranienne doute
Fin mars, Gianni Infantino s’est rendu en Turquie pour assister à un match de préparation de l’Iran en vue du Mondial 2026. Le président de la FIFA en a profité pour envoyer un message clair : « L’Iran viendra à la Coupe du monde, c’est sûr. Nous espérons qu’à ce moment-là, la situation sera une situation pacifique », Une déclaration qui tranche avec les propos tenus quelques jours plus tard par Medhi Taj, président de la fédération iranienne. « Vu ce qui s’est passé aujourd’hui et cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager sereinement la Coupe du monde », avait-il lâché après les bombardements américains et israéliens sur le territoire iranien.
Qualifiée sportivement, bloquée diplomatiquement
Sur le papier, l’Iran a pourtant validé son billet. La sélection a terminé en tête de son groupe de qualifications asiatiques et figure dans le Groupe G du Mondial 2026 aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Mais la crise géopolitique entre Téhéran et Washington complique tout. Visas, sécurité de la délégation, climat politique, la venue de la Team Melli sur le sol américain est devenue un dossier ultrasensible. Paolo Zampolli, émissaire de Donald Trump, a même suggéré à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie.
A 50 jours du Mondial, toujours aucune certitude
Malgré l’optimisme affiché par Infantino, aucune confirmation officielle et définitive de l’Iran n’a encore été donnée concernant sa participation, à 50 jours du coup d’envoi. La FIFA, qui tiendra un congrès le 30 avril à Vancouver, ne souhaite pas commenter pour l’instant. En cas de retrait, la fédération iranienne s’expose à de lourdes sanctions, une amende d’au moins 275 000 € si le forfait intervient à plus de 30 jours du premier match, et 550 000 € dans les 30 jours précédant la compétition. Sportivement qualifiée, politiquement incertaine, la présence de l’Iran au Mondial 2026 tient toujours à un fil.
