Depuis plusieurs années, le capitanat de la sélection algérienne est intimement lié à un nom : Riyad Mahrez. Leader technique et figure centrale des Verts, l’ailier d’Al-Ahli s’est imposé comme une évidence dans ce rôle. Pourtant, à l’approche de la Coupe du monde, une rumeur a émergé autour d’un possible brassard confié à Aïssa Mandi, relançant un débat que beaucoup jugent pourtant inexistant.
Car pour une grande partie des observateurs, le sujet ne devrait même pas se poser, surtout à l’aube d’une compétition aussi exigeante. Mahrez apparaît comme le leader naturel des Fennecs, celui autour duquel le groupe doit s’articuler. Expérience, constance, palmarès et influence dans le vestiaire : il coche toutes les cases du capitaine idéal.
Déjà à plusieurs reprises, il a porté le brassard avec l’équipe d’Algérie, assumant ce rôle avec sérieux et responsabilité. Sur le terrain comme en dehors, il est souvent celui qui calme, qui guide et qui relance son équipe dans les moments importants. Un rôle qu’il connaît parfaitement et qu’il endosse avec naturel.
Un palmarès impressionnant en club…
Son parcours en club parle également pour lui. Avec plus de 660 matchs disputés en carrière, près de 200 buts et plus de 150 passes décisives, Mahrez s’est imposé comme l’un des joueurs les plus influents de sa génération. À Manchester City, il a disputé 236 matchs, inscrit 78 buts et délivré 59 passes décisives, tout en remportant une impressionnante série de trophées : quatre Premier League, deux FA Cup, trois Carabao Cup et surtout une Ligue des champions.
Au-delà des titres collectifs, il a également été récompensé individuellement, avec notamment le titre de meilleur joueur de Premier League en 2016 et celui de meilleur joueur africain la même année.
Avant cela, il avait déjà marqué les esprits avec Leicester City en remportant la Premier League en 2016, dans l’une des plus grandes surprises de l’histoire du football anglais.
…mais aussi en sélection
En sélection, Mahrez compte plus de 110 apparitions, 38 buts et 44 passes décisives. Il reste surtout l’un des artisans majeurs du sacre continental des Fennecs lors de la CAN 2019, moment fort de l’histoire récente du football algérien.
Dans un groupe en quête de stabilité et d’expérience à l’approche d’un tournoi majeur, son profil apparaît donc difficilement remplaçable. D’autant plus que son vécu au plus haut niveau lui donne une légitimité naturelle dans les grands rendez-vous.
C’est pourquoi, pour beaucoup, le débat semble clos : dans cette équipe d’Algérie, le brassard de capitaine ne devrait pas être une question d’hypothèse, mais une évidence. Et cette évidence porte un nom : Riyad Mahrez.
