La CAF a félicité le gardien de l’USM Alger, Oussama Benbot, pour un arrêt exceptionnel lors du match contre l’OC Safi. Mais dans le même temps, elle fermé les yeux sur les incidents en tribunes, où le joueur a été insulté et visé par des projectiles. Un silence qui fait polémique.
Benbot héroïque, mis en avant
Oussama Benbot a été exceptionnel. Le gardien de l’USM Alger a sorti un arrêt de très haut niveau, logiquement salué sur les réseaux. La CAF s’est empressée de mettre en avant cette action spectaculaire, symbole du match côté terrain.
Mais réduire cette rencontre à un simple arrêt, c’est occulter l’essentiel. Ce match a été marqué par une série d’incidents graves : envahissement de terrain par des supporters de Safi, début de rencontre retardé, joueurs pris pour cible, notamment Brahim Benzaza, supporters de l’USMA agressés…
Et surtout, ces scènes inacceptables autour du but de Benbot dès l’échauffement, avec des supporters installés derrière la cage pour le provoquer, l’insulter et tenter de le déstabiliser. Ce n’est pas un simple débordement. C’est un fiasco total.
La CAF choisit de ne rien voir
Face à tout cela, la réaction de la CAF est claire : aucune. Pas un mot sur les incidents, pas une prise de position, pas un rappel à l’ordre.
L’instance préfère mettre en avant un arrêt spectaculaire plutôt que de reconnaître le chaos qui a entouré la rencontre.
Une communication à côté de la réalité
Ce décalage est frappant. D’un côté, on célèbre le geste sportif. De l’autre, on ignore tout ce qui entoure le match : la sécurité défaillante, les agressions, les tensions.
Cette manière de faire donne l’impression que seule l’image compte, au détriment de la réalité vécue par les joueurs et les supporters.
Le football africain ne peut pas continuer à fermer les yeux sur ce type de situations. Ce qui s’est passé à Safi dépasse largement le cadre du sport.
Benbot a été énorme, oui. Mais le vrai sujet est ailleurs : un match qui a complètement dérapé, et une instance qui refuse de le reconnaître. À force de se taire, on finit par banaliser l’inacceptable.


