Une nouvelle fois, le Maroc s’apprête à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026. Une désignation qui, au-delà de l’aspect sportif, suscite déjà de nombreuses interrogations, notamment sur le plan sécuritaire, au vu des derniers incidents survenus lors de certains matchs internationaux dans le Royaume Chérifien.
Car difficile d’ignorer les précédents récents. Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, plusieurs sélections et groupes de supporters avaient exprimé des inquiétudes quant à leur sécurité. Des incidents, parfois minimisés, avaient néanmoins laissé des traces dans les esprits et alimenté un sentiment de malaise autour de l’organisation globale. Plus récemment encore, la rencontre entre OC Safi et USM Alger est venue raviver ces craintes. Envahissement de terrain, jets de projectiles, tension palpable dans les tribunes, autant d’éléments qui interrogent sur la capacité à garantir un cadre serein lors de compétitions d’envergure continentale.
Dans ce contexte, la perspective de la CAN féminine 2026 soulève une question centrale : les délégations étrangères seront-elles réellement en sécurité ? Car au-delà des infrastructures et de l’organisation logistique, c’est bien la gestion des foules, des émotions et des débordements qui constitue le véritable test.
La pression populaire inquiète
Un autre point cristallise les inquiétudes : la pression populaire. Que se passera-t-il si le Maroc ne remporte pas la compétition ? Dans un environnement où la ferveur peut rapidement basculer, le risque de tensions accrues n’est pas à écarter. Le cas du match entre le Maroc et le Sénégal en finale de la CAN est un parfait exemple illustratif. Certes, l’histoire du football africain regorge d’exemples où la déception sportive s’est transformée en incidents regrettables, mais la situation marocaine devient récurrente et cela mérite une attention particulière.
Les signaux récents appellent à une vigilance accrue. La Confédération africaine de football et les autorités locales devront tirer toutes les leçons du passé pour éviter que ces inquiétudes ne deviennent réalité.
À l’approche de cette échéance, au-delà du spectacle sportif, c’est la crédibilité organisationnelle et sécuritaire qui sera scrutée de près. Et pour beaucoup, le doute persiste.




