Mohamed Salah traverse une zone d’ombre inhabituelle. Le spécialiste des pénaltys enchaîne les échecs et suscite des interrogations à Liverpool. Le dernier en date, celui contre Manchester City en quart de finale de la FA Cup
Mohamed Salah, deux échecs qui interpellent
Mohamed Salah n’est plus aussi chirurgical sur penalty. Lors du quart de finale de FA Cup, l’Égyptien a de nouveau échoué. Son tir a été stoppé par le gardien alors que Liverpool était déjà mené 4-0. Même si le sort du match semblait scellé, l’occasion était symbolique. Salah aurait pu sauver l’honneur des siens.
Au lieu de cela, il a confirmé une tendance inquiétante observée récemment. Face à Galatasaray en Ligue des champions, il avait déjà vu sa tentative repoussée. Certes, il avait fini par marquer plus tard dans la rencontre. Liverpool s’était imposé largement, mais le doute s’est installé.
La hiérarchie des tireurs remise en question ?
Ces deux échecs consécutifs posent une vraie question. Salah reste-t-il le tireur numéro un incontesté de Liverpool ? La confiance est essentielle dans cet exercice, et la moindre hésitation peut coûter cher. Arne Slot pourrait être amené à réfléchir. D’autres joueurs capables de tirer les pénaltys existent dans l’effectif. Une redistribution des rôles n’est pas à exclure si la situation persiste.
Au-delà des statistiques, c’est l’impact mental qui inquiète. Salah a bâti sa réputation sur sa régularité et son sang-froid. Voir cette fiabilité vaciller interpelle forcément à ce stade de la saison.Liverpool devra gérer ce moment avec intelligence. Le talent de Salah ne fait aucun doute, mais même les meilleurs traversent des périodes creuses. Reste à savoir si ce coup de froid est passager ou révélateur d’un doute plus profond.
Faudel AMOUSSOU

