L’image est frappante : à l’issue du match Algérie – Uruguay, Darwin Nunez s’est approché de Riyad Mahrez pour le saluer et, sans doute, lui demander son maillot. Un échange loin d’être anodin entre deux joueurs qui se connaissent bien pour s’être affrontés en Premier League.
Quelques jours plus tôt, face au Guatemala, les joueurs adverses se pressaient déjà autour de la star algérienne, désireux d’immortaliser l’instant à ses côtés ou de repartir avec son maillot. Une scène qui illustre parfaitement l’aura et l’influence de Mahrez, sur le terrain comme en dehors. Une chose est sûre : Mahrez n’a plus rien à prouver à qui que ce soit.
Interrogé en conférence de presse d’après match sur la non titularisation de Riyad Mahrez, le sélectionneur a affirmé que « le collectif est plus important que les noms ». Une déclaration qui étonne, voire interpelle, tant le joueur reste un atout majeur pour les Fennecs.
Mahrez, l’incontournable
Face à l’Uruguay, le score est resté vierge (0-0). Pourtant, l’entrée de Mahrez en seconde période a immédiatement dynamisé l’équipe. Sa créativité, sa vivacité et sa capacité à inventer des solutions ont donné un nouvel élan aux Fennecs, confirmant qu’il reste capable de débloquer n’importe quelle situation par un simple geste de génie.
Toutes les sélections rêveraient d’avoir un joueur de ce calibre. Se passer de Mahrez serait, pour le dire crûment, un « suicide sportif ». L’Algérie se prive ainsi d’un élément décisif, capable de faire la différence à tout moment. Imaginez l’Argentine se passer de Messi ou le Portugal de Ronaldo : l’impact serait tout aussi considérable.
Petkovic, le paradoxe incarné
Le paradoxe est évident. À son arrivée, Petkovic s’était déplacé en Arabie saoudite pour convaincre Mahrez de poursuivre sa carrière internationale, soulignant l’importance qu’il accordait au joueur. Alors, pourquoi le convaincre de rester si, finalement, il n’est pas considéré comme indispensable ?
Cette contradiction nourrit le scepticisme quant à la cohérence de sa stratégie. Petkovic, connu pour ses choix parfois inattendus, semble vouloir réduire la dépendance de l’équipe à un joueur phare. Mais comment bâtir un collectif solide en écartant l’un des principaux artisans du jeu ?
Mahrez reste, quoi qu’on en dise, un leader capable d’influencer chaque match. Le message de Petkovic est clair : le collectif prime. Mais à ce stade, certaines décisions du sélectionneur restent difficiles à comprendre et pourraient peser lourd sur le parcours des Fennecs à la Coupe du monde 2026.

