Le club soudanais d’Al-Hilal Omdurman hausse le ton et met officiellement la pression sur la Confédération Africaine de Football dans un dossier devenu particulièrement sensible à l’échelle continentale.
Dans un communiqué publié ce vendredi 3 avril 2026, le club d’Omdurman, par l’intermédiaire de son avocat Pedro, affirme que le délai de 48 heures accordé à la CAF pour répondre à ses différentes correspondances est désormais arrivé à expiration.
Al-Hilal dénonce le silence de la CAF
Cette mise en demeure fait suite à une série de démarches entamées depuis le 23 mars 2026 : une plainte officielle, une demande de reconnaissance en tant que partie concernée dans le litige, puis plusieurs rappels, dont un dernier courrier daté du 30 mars.
Malgré ces quatre correspondances formelles, Al-Hilal déplore l’absence totale de réaction de l’instance africaine, évoquant un silence prolongé de onze jours.
La RS Berkane dans le viseur
Au cœur de cette affaire se trouve la RS Berkane. Le club soudanais conteste certains éléments liés à la double confrontation en Ligue des champions africaine, notamment la participation de Hamza El Moussaoui, qu’il estime irrégulière. Ce joueur avait fait l’objet d’un contrôle antidopage révélant la présence d’une substance interdite figurant sur la liste de l’Agence mondiale antidopage. Ce dernier a choisi de ne pas demander l’analyse de l’échantillon B, validant ainsi les conclusions de l’échantillon A, conformément aux règlements en vigueur.
En conséquence, Al-Hilal réclame des mesures conservatoires fortes : la suspension immédiate de la participation de la RS Berkane à toute compétition organisée sous l’égide de la CAF ou de la FIFA, et ce jusqu’à l’examen complet de la plainte.
Ultimatum avant recours au TAS
Face à l’absence de réponse, le club soudanais a accordé une ultime échéance à la CAF, fixée à ce 3 avril 2026, pour fournir une réponse détaillée à ses requêtes.
À défaut, Al-Hilal annonce clairement son intention de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport. Le dossier, selon le club, serait étayé par plus de 13 pièces justificatives, ce qui laisse présager une bataille juridique d’envergure.

