Le match amical entre la France et la Colombie, disputé dans le Maryland, a laissé des traces pour James Rodríguez. Aligné d’entrée, le capitaine colombien n’a tenu que 63 minutes lors de cette rencontre remportée (3-1) par les Bleus. Rapidement, son attitude sur le terrain a suscité des interrogations : moins influent, visiblement éprouvé physiquement et en manque de lucidité, le meneur de jeu est apparu en difficulté tout au long de la partie.
Cette prestation en demi-teinte a contrasté avec son statut de leader technique de la sélection. Déjà critiqué après une sortie peu convaincante face à la Croatie quelques jours auparavant, le milieu offensif semblait loin de son meilleur niveau, alimentant les inquiétudes autour de sa condition physique.
Hospitalisation et diagnostic rassurant
La Fédération colombienne de football vient de confirmer, à travers un communiqué publié dans la nuit, que James Rodríguez souffrait d’une déshydratation sévère. Cette condition a nécessité une hospitalisation de 72 heures aux États-Unis, plus précisément dans le Minnesota, où il évolue actuellement sous les couleurs du Minnesota United en MLS.
Les examens médicaux ont toutefois livré des nouvelles rassurantes. Selon le communiqué officiel, l’état du joueur évolue favorablement et cette alerte sanitaire ne serait liée ni à une blessure musculaire ni à son activité sportive directe. Une précision importante, qui tend à écarter le spectre d’une blessure grave à quelques mois d’une échéance majeure.
Une participation au Mondial encore floue
Malgré cette évolution positive, l’incertitude demeure quant à la présence de James Rodríguez à la Coupe du Monde 2026. La Colombie doit débuter sa campagne le 17 juin face à l’Ouzbékistan dans le groupe K, avant d’affronter la République démocratique du Congo et le Portugal.
À 34 ans, l’ancien joueur du Real Madrid et du Bayern Munich traverse une période délicate. Depuis son arrivée en février à Minnesota United, il n’a disputé que 39 minutes en compétition officielle, freiné par des soucis physiques récurrents. Une situation qui interroge sur sa capacité à enchaîner les rencontres à haute intensité.
Malgré tout, James Rodríguez reste une pièce centrale du dispositif colombien. Meilleur buteur de la Coupe du monde 2014, il conserve une influence majeure dans le vestiaire et sur le jeu de son équipe. Reste désormais à savoir si son état physique lui permettra de tenir son rang lors du rendez-vous mondial.



