À quelques mois de la Coupe du Monde 2026, la Tunisie peine à rassurer. Engagés dans une série de matchs amicaux durant cette trêve internationale, les Aigles de Carthage affichent un bilan mitigé qui soulève plusieurs interrogations quant à leur niveau de préparation.
Opposés à Haïti, les Tunisiens se sont imposés sur la plus petite des marges (1-0). Une victoire certes précieuse sur le plan comptable, mais qui n’a pas réellement dissipé les doutes sur le plan du jeu. Quelques jours plus tard, face au Canada, la Tunisie n’a pas su faire mieux qu’un match nul vierge (0-0), confirmant ses difficultés offensives. Ce bilan de deux matchs sans défaite peut sembler encourageant en surface, mais le contenu proposé reste préoccupant. Déjà lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, l’équipe avait montré des signes de fébrilité, notamment dans la construction du jeu et l’animation offensive. Des lacunes qui semblent toujours d’actualité.
Le changement à la tête du staff technique, avec le départ de Trabelsi et l’arrivée de Sabri Lamouchi, n’a pas encore produit l’effet escompté. Si le technicien franco-tunisien tente d’apporter sa patte, les automatismes tardent à se mettre en place et les incertitudes persistent à quelques mois du rendez-vous mondial.
Toutefois, un point positif est à souligner. L’équipe n’a encaissé aucun but, soulignant sa solidité défensive. En deux rencontres, la Tunisie n’a encaissé aucun but, un élément rassurant dans un contexte globalement fragile. Mais pour espérer rivaliser avec les meilleures nations lors du Mondial, les Aigles de Carthage devront impérativement élever leur niveau de jeu, notamment sur le plan offensif.
Le temps presse désormais pour la Tunisie, qui devra rapidement trouver les solutions pour aborder la Coupe du Monde avec plus de certitudes que de doutes.

