Ce jeudi 19 mars 2026 en conférence de presse, David Pagou s’est exprimé sur le choix de sa liste. Entre valorisation du championnat local, gestion du groupe et ouverture mesurée aux cadres, le sélectionneur a exposé une ligne construite autour de la continuité.
David Pagou a d’abord placé le curseur sur le rôle du championnat local dans la constitution de son groupe. Le sélectionneur s’inscrit dans une logique assumée, en lien direct avec son propre parcours. « Je suis un pur produit local. Comme on dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même. C’est pourquoi je ne pourrais jamais léser notre championnat, car c’est dans ce championnat que je me suis révélé. Pour moi, il s’agit d’une continuité. Et je sais pertinemment qu’il y a de la matière, du talent », a-t-il déclaré. Une position qui oriente ses choix vers des profils évoluant sur le plan national.
Dans cette dynamique, la question des cadres absents, notamment André Onana et Vincent Aboubakar, a également été abordée. Le technicien met en avant la concurrence et la nécessité de trancher dans un vivier élargi. « Il y a des millions et des millions de footballeurs camerounais qui veulent intégrer le groupe. Malheureusement, il y a des choix qu’il faut faire. Nous avons fait des choix forts à la CAN, comme on a dit. Cette fois-ci encore, on fait des choix. Aucune porte n’est fermée. Tant qu’ils sont compétitifs, tant qu’ils jouent en club, qui sait ? Je les connais tous, ce sont des bons footballeurs, des gars matures, expérimentés pour la plupart. Donc voilà, le moment est où on aura besoin d’un grand frère, on aura besoin de ce gars qui connaît bien l’équipe nationale pour mener les jeunes. Parce que vous savez, moi particulièrement, j’aime bien relancer certains footballeurs. La porte n’est pas fermée », a-t-il exprimé.
La non-présence de certains joueurs comme Carlos Baleba et Nouhou Tollo s’inscrit dans la même logique de sélection. David Pagou affirme : « On a fait des choix avant la CAN, là également on en fait {..} On va voir aussi d’autres joueurs ». Une approche qui repose sur une gestion évolutive de l’effectif, sans remise en cause immédiate des équilibres en place.
Un noyau maintenu pour structurer la suite
Au-delà des individualités, David Pagou a insisté sur la stabilité du groupe. « Si vous regardez bien cette liste des joueurs sélectionnés, le noyau est toujours en place. L’objectif est donc simplement d’ajouter un, deux ou trois joueurs pour poursuivre notre construction et surtout consolider nos acquis[…] on ne va pas déstabiliser le groupe », a-t-il martelé. Le sélectionneur s’appuie ainsi sur une base déjà installée pour encadrer les ajustements.
La dimension collective reste également au centre des priorités. « Nous avons besoin de joueurs dotés d’un excellent état d’esprit, car, vous le savez, la discipline au sein d’un groupe est quelque chose de fragile. Et c’est une réalité, même s’ils jouent au football », a-t-il lancé. Une ligne directrice qui encadre les choix opérés, entre maintien du socle existant et intégration progressive de nouveaux profils.






