Christian Kofane traverse sa première zone de turbulences sous les couleurs du Bayer Leverkusen. Muet depuis douze matchs toutes compétitions confondues, l’attaquant camerounais voit sa dynamique s’essouffler.
Douze matchs sans marquer en club. C’est la traversée du désert pour Christian Kofane. Le jeune attaquant n’est plus efficace avec le Bayer Leverkusen cette saison. Le bilan reste modeste, en 27 matchs disputés, il a inscrit 5 buts toutes compétitions confondues dont 3 en Bundesliga, 1 en Ligue des champions et 1 en Coupe d’Allemagne
Ces statistiques contrastent avec les promesses entrevues en première partie de saison et avec son statut d’espoir majeur du Cameroun.
Du feu des Lions à la rigueur du très haut niveau
Avec les Lions indomptables, Kofane avait pourtant marqué les esprits lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Décisif, percutant, libéré, il incarnait l’avenir offensif du Cameroun. Mais la réalité d’un club comme le Bayer Leverkusen, engagé sur plusieurs fronts, impose une autre exigence. La concurrence est rude, les rotations fréquentes, et le jeune attaquant n’est pas toujours titulaire. Le rythme s’est intensifié, l’impact physique aussi.
Arrivé en provenance de la deuxième division espagnole, Kofane a dû franchir un palier brutal en quelques mois.
Simon Rolfes temporise
Face aux interrogations, le directeur sportif Simon Rolfes a tenu à calmer le jeu. « Il a fait d’énormes progrès ces derniers mois. Il est encore très jeune, il venait de la 2e division espagnole et devait s’adapter à un niveau nettement supérieur. Pendant que nous étions en pause autour de Noël, Christian continuait à jouer. Il ne faut pas oublier cela. »
Rolfes parle aujourd’hui d’une phase de consolidation. « Tout ne fonctionne pas aussi facilement que par moments lors de la phase aller. Mais il est ambitieux, il s’implique bien, et il franchira la prochaine étape ». Un discours protecteur, révélateur de la volonté du club de préserver son jeune attaquant.
À 19 ans, une baisse de régime n’a rien d’anormal. L’enchaînement des matchs, la pression médiatique, l’adaptation tactique et physique… autant de paramètres qui pèsent sur un joueur encore en construction.






