La sentence est tombée et elle fait mal. Le MC Alger et la JS Kabylie ont été éliminés dès la phase de groupes de la Ligue des Champions de la CAF. Pour deux clubs historiques du football algérien, le constat est brutal. Les ambitions africaines ont volé en éclats.
Sur la scène nationale, le Mouloudia affiche pourtant une santé éclatante. Leader de la Ligue 1 algérienne avec 36 points en 15 matchs, le MC Alger possède même quatre rencontres de moins que son dauphin, qui en a disputé 19. Une domination locale qui ne souffre quasiment aucune contestation. Mais dès que le club sort des frontières, le décor change radicalement. En Ligue des Champions, le MCA a montré un visage méconnaissable. Malgré des moyens financiers importants, un effectif renforcé et la nomination d’un entraîneur expérimenté censé porter haut les ambitions du club, le parcours continental s’est transformé en échec cuisant. L’élimination face aux Mamelodi Sundowns a mis en lumière les limites actuelles du Doyen.
Manque de réalisme, fragilités défensives et difficultés à gérer les temps forts face à une opposition de haut niveau, le MCA a semblé dépassé dès que l’intensité est montée d’un cran. Sur le plan continental, la barre est clairement haute et difficile à franchir. La défaite 2-0 contre le Mamelodi samedi dernier est le reflet parfait du double visage montré par le MCA sur le plan continental. À aucun moment les Algérois n’ont dans été dans le rythme et en mesure d’inquiéter les Sud-Africains.
Le malaise persistant chez la JS Kabylie
Du côté de la JS Kabylie, la situation est encore plus préoccupante. Le club de Tizi Ouzou a pourtant investi et recruté pour se relancer, mais les résultats ne suivent pas. En championnat, la JSK accuse déjà 13 points de retard sur le MC Alger, preuve d’une saison domestique compliquée. Sur la scène africaine, le bilan est sans appel. Seulement 3 petits points et une dernière place de groupe. Le lourd revers 3-0 concédé ce dimanche face à Young Africans a parfaitement résumé les difficultés kabyles. Trop friable derrière, trop inoffensive devant, la JSK n’a jamais réellement pesé dans cette campagne.
Un écart de niveau à combler
Cette double élimination met en évidence une réalité difficile à ignorer. Le fossé se creuse avec les grandes puissances du continent. Affronter des équipes structurées et expérimentées comme Mamelodi Sundowns ou Young Africans exige aujourd’hui bien plus que des moyens financiers ou un bon parcours local. Le très haut niveau africain demande de la constance, de la maturité tactique et une vraie culture de la compétition continentale, des ingrédients qui ont cruellement manqué aux deux représentants algériens.
Pour le MC Alger comme pour la JS Kabylie, le temps de l’analyse profonde est arrivé. Le premier devra comprendre pourquoi sa domination locale ne se traduit pas en Afrique. Le second doit urgemment retrouver une identité sportive claire. Mais une chose est sûre, la désillusion est immense, et sans corrections rapides, les clubs algériens risquent de continuer à souffrir sur la scène majeure du football africain.






