L'incontournable du football africain
L'incontournable du football africain

‎Exclu AFU – Comores : « La VAR nous a annulé un but injustement », Stefano Cusin

[rt_reading_time label="Lecture :" postfix="min" postfix_singular="min"]
[rt_reading_time label="Lecture :" postfix="min" postfix_singular="min"]

 

 

Depuis quelques jours, l’avenir de Stefano Cusin à la tête de la sélection comorienne alimente les débats sur les réseaux sociaux. En cause, un courrier de la Fédération comorienne de football annonçant le limogeage du staff technique, une décision qui a suscité de nombreuses interrogations. Face à la polémique, le technicien italien a tenu à clarifier la situation et à revenir sur la mission qui lui a été confiée, tout en dressant le bilan de la CAN 2025, dans une interview accordée à Africa Foot United.

 

En poste depuis deux ans et demi, Stefano Cusin rappelle d’abord le contexte dans lequel il a pris les rênes des Cœlacanthes. À son arrivée, l’équipe sortait d’une non-qualification à la CAN en Côte d’Ivoire, conclue par une avant-dernière place de groupe et des victoires uniquement contre le Lesotho. « La fédération m’a appelé pour reconstruire l’équipe. Personne ne m’a demandé de me qualifier à la CAN. C’est un challenge qu’on s’est fixé avec le staff et les joueurs », explique-t-il.

 

Un pari audacieux mais pleinement réussi. Les Comores terminent en tête de leur groupe de qualification devant la Tunisie, la Gambie et Madagascar, validant leur billet pour la CAN 2025 avec autorité. Mieux encore, la sélection insulaire a enregistré une progression spectaculaire au classement FIFA, gagnant 30 places en l’espace de deux ans.

« Trente places, c’est énorme. On a battu la Tunisie, le Ghana, le Cap-Vert, qui sont des équipes mondialistes. Sportivement, je suis vraiment content », se félicite Cusin, soulignant également l’excellente relation entretenue avec ses joueurs.

 

Des regrets et des satisfactions

 

Concernant la CAN 2025, le sélectionneur reconnaît toutefois des regrets. Placées dans un groupe relevé, les Comores ont notamment affronté le Maroc, pays hôte et futur finaliste, dès le premier match. Mais c’est surtout la rencontre face à la Zambie qui laisse un goût d’inachevé. « La VAR nous a annulé un but injustement. Avec cette victoire, on serait passés en huitièmes où on aurait retrouvé la Tunisie, une équipe qui nous convient bien. Parfois, une compétition se joue à peu de choses », regrette-t-il.

 

Malgré l’élimination au premier tour, Stefano Cusin insiste sur la qualité des prestations livrées. Face au Mali notamment, bourreau récurrent des Comores lors des qualifications pour la Coupe du monde, son équipe a rivalisé et s’est procuré les meilleures occasions. « L’équipe n’a jamais déçu. On n’a encaissé des buts qu’en deuxième mi-temps contre le Maroc. Le contenu est encourageant pour le futur », analyse-t-il.

 

Sur le plan statistique, le bilan reste solide : 24 matchs dirigés, pour 12 victoires, 6 nuls et 6 défaites. Une progression portée par l’émergence de nombreux jeunes talents appelés à mûrir avec le temps. « L’équipe est en pleine progression. Naturellement, elle a toutes les chances de se qualifier pour la prochaine CAN. Avec ou sans moi, les Comores iront à la CAN 2027 », affirme-t-il avec sérénité.

 

Lucide, Stefano Cusin admet enfin qu’il a manqué un peu de réalisme offensif durant la compétition. « Défensivement, on était solides, mais devant, on aurait pu faire beaucoup mieux », conclut-il.

 

Un discours posé et assumé, qui tranche avec la tempête médiatique actuelle et qui rappelle surtout le chemin parcouru par les Cœlacanthes sous la houlette du technicien italien.

 

 

 

les dernières actualités

ARTICLES SIMILAIRES

         

Accueil

         

Chrono

           

Score

            

TV

             
DMCA.com Protection Status