L'incontournable du football africain

Égypte – Al Ahly : La fin d’une intouchable suprématie ?

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Longtemps considéré comme une forteresse imprenable du football africain, Al Ahly du Caire traverse une zone de turbulences inhabituelle. Saison après saison, le géant égyptien voit sa domination être contestée, bousculée, parfois même renversée. Un constat presque impensable il y a encore quelques années, mais qui s’impose aujourd’hui comme une réalité.

 

Double vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF ces dernières saisons, le club cairote a perdu de sa superbe sur la scène continentale. La saison dernière a marqué un premier sérieux avertissement. Al Ahly a été dépossédé de son trophée par Pyramids FC, sans même atteindre la finale. Une contre-performance lourde de sens pour un club habitué à régner sans partage sur l’Afrique. Et cette saison ne fait que confirmer la tendance. En championnat égyptien, les Diables Rouges sont relégués à la troisième place, derrière Pyramids FC et Cléopatra Ceramica. Une hiérarchie nouvelle, presque dérangeante, qui illustre le recul progressif d’un club autrefois tout-puissant.

 

Un effectif inconstant

 

Les difficultés ne se limitent pas aux résultats. L’effectif, jadis une force incontestable, pose aujourd’hui de sérieux problèmes. Le poste de gardien de but cristallise les tensions. Mohamed El Shenawy, longtemps indiscutable, ne fait plus l’unanimité. Souvent critiqué pour ses performances, il ne bénéficie plus de la confiance totale de son entraîneur, Jess Thorup. Le technicien danois n’a d’ailleurs pas hésité à titulariser Mostafa Shobeir ces derniers temps, dont lors du dernier match de Ligue des Champions de la CAF face aux Young Africans, un choix fort qui symbolise le changement d’ère.

 

À ces incertitudes sportives s’ajoutent des tensions contractuelles. Plusieurs cadres envisagent un départ, à l’image d’Aliou Dieng ou d’Ahmed Koka, tous deux en fin de contrat et peu enclins à prolonger l’aventure. Dans le même temps, certains joueurs recrutés restent en attente de qualification et ne peuvent pas encore apporter leur contribution.

 

Le cas Emam Ashour illustre également le malaise interne. En délicatesse avec la direction et le staff, le milieu de terrain n’a même pas pris part au dernier déplacement en Tanzanie en Ligue des Champions, signe d’une relation clairement dégradée.

 

Accumulation de contre-performances, vestiaire fragilisé, choix techniques contestés, Al Ahly du Caire fait face à une crise profonde. Plus qu’un simple passage à vide, c’est toute la hiérarchie africaine qui semble se redessiner. Reste à savoir si le club le plus titré du continent saura se réinventer pour reprendre sa place au sommet, ou s’il devra accepter la fin d’un cycle historique.

 

 

 

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