La CAN 2025 devait montrer une Afrique du football organisée et crédible. Elle a surtout révélé les limites de la CAF face aux polémiques arbitrales, aux décisions incohérentes et à une communication insuffisante. Une compétition mal protégée par son propre régulateur.
Une institution toujours en réaction
À la CAN 2025, la Confédération Africaine de Football (CAF) a surtout exposé ses failles. Face aux polémiques répétées, elle a donné l’image d’une instance qui subit les événements au lieu de les anticiper, gérant les crises une fois qu’elles ont déjà terni l’image de la compétition. À chaque controverse, la même mécanique, communiqués tardifs, vocabulaire flou et annonces d’enquêtes sans suites claires. Aucune explication technique sur les décisions arbitrales majeures, aucune responsabilité assumée. Ce silence a nourri la suspicion et fragilisé la crédibilité de la CAN.
L’arbitrage, cœur de la justice sportive, a été livré à lui-même. L’usage incohérent de la VAR, l’absence de standards clairs et le manque de pédagogie ont exposé les arbitres à toutes les pressions. En ne prenant pas la parole, la CAF a abandonné ses officiels et renforcé le sentiment d’injustice.
L’ombre du pays hôte
Lorsque le pays organisateur est directement concerné, l’impartialité doit être totale et visible. Faute de mécanismes clairs pour garantir cette neutralité, la CAF a laissé planer le doute entre avantage organisationnel et équité sportive, un poison pour toute grande compétition. La CAF veut une CAN moderne et attractive, mais la gouvernance ne suit pas. Sans autorité ferme, sans transparence et sans indépendance réelle, la compétition gagne en image ce qu’elle perd en confiance auprès des acteurs et des supporters.
À la CAN 2025, la CAF n’a pas été la gardienne sereine des règles. Elle a trop souvent agi en pompière dépassée, éteignant les flammes sans traiter leurs causes. Le football africain n’a plus besoin de discours rassurants, mais d’une institution forte, cohérente et courageuse.






