Quatre équipes sont encore en lice à la CAN 2025 : le Nigeria, le Maroc, l’Égypte et le Sénégal. Parmi elles, la sélection égyptienne se distingue par un choix fort, celui de s’appuyer majoritairement sur des joueurs issus de son championnat national pour viser la finale.
Dirigée par Hossam Hassan, l’équipe d’Égypte a construit son parcours autour d’une forte identité locale. Contrairement à plusieurs grandes nations africaines largement dépendantes de leurs expatriés en Europe, les Pharaons alignent une majorité de joueurs évoluant en Premier League égyptienne, notamment à Al Ahly, Zamalek et Pyramids FC. Cette stratégie renforce la cohésion du groupe et facilite l’application des principes tactiques, les joueurs se connaissant parfaitement pour se côtoyer toute l’année en club.
Défense solide et milieu omniprésent
Cette ossature locale s’illustre d’abord par une base défensive expérimentée. Dans les buts, Mohamed El Shenawy (Al Ahly) rassure par son leadership, tandis que Mohamed Hany, Yasser Ibrahim, Mohamed Hamdy, Ahmed Fatouh, Hossam Abdelmaguid et Mohamed Ismail forment un bloc compact et discipliné. Habitués aux compétitions africaines interclubs, ces défenseurs ont su contenir des attaques redoutables, notamment celle de la Côte d’Ivoire en quarts de finale (victoire 3-2).
Au milieu, l’Égypte s’appuie sur des profils combatifs et techniques comme Marwan Ateya, Emam Ashour, Zizo, Mohanad Lasheen, Mohamed Shehata ou Mahmoud Saber. Leur volume de jeu, leur intensité et leur créativité ont été déterminants, à l’image de Marwan Ateya, contre le Bénin, ou d’Emam Ashour, véritable moteur box-to-box.
Un contraste marqué avec les autres demi-finalistes
En attaque, si Mohamed Salah, Omar Marmoush et Mohamed Moustafa incarnent les têtes d’affiche évoluant en Europe, des joueurs locaux comme Ibrahim Adel apportent profondeur et solutions sur les ailes. Cette approche « local first », avec près de 70 à 80 % de joueurs basés au pays, contraste nettement avec celle des autres demi-finalistes.
Le Sénégal, adversaire de l’Égypte, ne compte qu’un seul joueur évoluant en Afrique, Mamadou Camara (RS Berkane). Dans l’autre demi-finale, le Maroc, pays hôte, s’appuie majoritairement sur des expatriés, avec seulement quatre joueurs basés sur le continent, tout comme le Nigeria, dont seuls les gardiens Nwabali, Obasogie évoluent en Afrique.
Ce choix tactique et philosophique porte ses fruits pour les Pharaons, qui affichent une cohésion remarquable, une discipline défensive rigoureuse et une résilience collective impressionnante. Fidèle à son histoire et à sa vision, Hossam Hassan démontre qu’une ossature locale bien exploitée peut rivaliser avec les armadas européennes et mener l’Égypte aux portes d’une nouvelle finale continentale.






