Le parcours de l’Algérie à la CAN 2025 a été profondément marqué par une série de blessures qui ont fini par peser lourd dans la balance. Dès la phase de groupes, les Fennecs ont vu leur effectif s’effriter, jusqu’à manquer cruellement de solutions lors du quart de finale face au Nigeria.
Hadjam et Chergui, premiers coups durs face au Burkina Faso
Tout commence lors du deuxième match de poule contre le Burkina Faso. Jaouen Hadjam et Chergui sont contraints de quitter la pelouse sur blessure, privant Vladimir Petkovic de deux éléments importants de son animation défensive. Des absences qui, sur le moment, semblaient gérables, mais qui se sont révélées bien plus handicapantes au fil de la compétition.
Bennacer, une perte majeure au milieu
Le coup dur suivant intervient en huitième de finale face à la RDC. Ismaël Bennacer, véritable métronome du milieu algérien, se blesse à son tour. Touché aux ischio-jambiers, le milieu de terrain préfère déclarer forfait pour la suite de la compétition par crainte d’une déchirure. Un choix prudent sur le plan médical, mais catastrophique sportivement pour les Fennecs, tant son influence est capitale dans l’équilibre de l’équipe.
Hadjam, une blessure plus grave que prévu
Comme si cela ne suffisait pas, la situation de Jaouen Hadjam s’est aggravée après les examens médicaux. Le défenseur souffre d’une lésion de la syndesmose de la cheville et sera officiellement écarté des terrains pendant trois mois. Le staff médical des Young Boys de Berne a en effet diagnostiqué une blessure bien plus grave que ce que la Fédération algérienne de football (FAF) pensait initialement. La FAF envisageait même de rappeler le joueur pour la suite de la CAN, une option définitivement abandonnée.
Petkovic impuissant face au Nigeria
Face au Nigeria en quarts de finale, Vladimir Petkovic n’a pas réussi à compenser ces absences majeures. Sans Hadjam, Chergui et surtout Bennacer, l’Algérie a manqué de solidité, de maîtrise et de leadership dans les moments clés. Autant de manques qui expliquent en grande partie l’élimination des Fennecs à ce stade de la compétition. Plus qu’un simple revers sportif, cette sortie prématurée laisse le goût amer d’une CAN où les blessures auront eu raison des ambitions algériennes.



