Qualifiés pour les huitièmes de finale de la CAN 2025, les Guépards du Bénin peuvent se targuer d’avoir atteint l’objectif minimum. Mais derrière cette qualification arrachée de justesse se cache une réalité bien plus inquiétante. Les prestations livrées en phase de groupes laissent transparaître de nombreuses insuffisances, tant sur le plan offensif que défensif, à quelques jours d’un choc périlleux face à l’Égypte.
La victoire (1-0) face au Botswana, lors de la deuxième journée, a permis au Bénin de rester en vie dans la compétition et de valider son ticket pour les huitièmes. Un succès précieux, mais qui reste l’arbre qui cache la forêt. Car sur l’ensemble des trois matchs disputés, le bilan est loin d’être rassurant. Les Guépards ont encaissé quatre buts : un face à la RDC et trois contre le Sénégal, sans jamais réellement donner le sentiment de maîtriser leur sujet.
Une attaque en panne sèche
Le secteur offensif est sans doute la plus grande source d’inquiétude. En cinq matchs récents, le Bénin n’a inscrit qu’un seul but, pour onze encaissés. Un chiffre alarmant qui illustre la panne d’inspiration devant les cages adverses. Manque de créativité au milieu, attaques prévisibles, inefficacité des attaquants : les occasions franches se font rares et la pression offensive quasi inexistante. Face à des adversaires de calibre supérieur, cette stérilité offensive devient un handicap majeur. À la CAN, marquer est souvent synonyme de survie, et le Bénin semble aujourd’hui cruellement dépourvu de solutions dans ce domaine.
Une défense trop passive
Si l’attaque inquiète, la défense n’offre guère plus de garanties. Souvent attentiste, parfois dépassée dans les duels et mal organisée sur les transitions, l’arrière-garde béninoise a souffert face à la vitesse et à la justesse technique de ses adversaires. Les trois buts concédés contre le Sénégal ont mis en lumière les larges espaces laissés entre les lignes et les difficultés à contenir les assauts adverses. Cette fragilité défensive, combinée à l’inefficacité offensive, expose dangereusement les Guépards avant leur prochain rendez-vous.
Un défi immense face à l’Égypte
En huitièmes de finale, le Bénin affrontera l’Égypte, une nation habituée aux grands rendez-vous continentaux. Face aux Pharaons, la moindre erreur se paiera cash. Gernot Rohr et son staff devront rapidement trouver les ajustements nécessaires, aussi bien dans l’animation offensive que dans le repli défensif. La qualification est acquise, mais pour espérer aller plus loin, les Guépards devront montrer un tout autre visage. Plus de solidarité, plus d’audace, et surtout plus d’efficacité dans les deux surfaces. À défaut, l’aventure béninoise à la CAN 2025 pourrait s’arrêter plus tôt que prévu.

